«Les bibliothèques : un voyage de découverte » a été le thème du 71ème Congrès Mondial des Bibliothèques et de l'Information et de l'Assemblée Générale de la Fédération Internationale des Associations de Bibliothécaires et d'Institutions (IFLA) tenu du 14 au 18 août 2005 à Oslo en Norvège. Y ont participé, plus de 3000 participants venus de 117 pays, dont 12 boursiers francophones ayant obtenus des bourses du Comité Français IFLA.
On dénombrait parmi les 12 boursiers francophones de nouveaux venus qui étaient à leur première participation . ceux ci ont été encadrés par tous les anciens boursiers et l'équipe du CFI qui a organisé des rencontres dans le but non seulement d'orienter mais aussi de leur donner certaines taches à exécuter à la fin du congrès.
Le CFI a pour objectifs de renforcer la présence de la langue française aux congrès d'IFLA et de développer les capacités des professionnels francophones de la documentation et des sciences de l'information.
Les travaux se sont déroulés sous forme de panels en plénières et de séances de groupes thématiques et ont comporté des communications, des échanges et débats fructueux.
Le présent rapport, qui fait la synthèse des travaux s'articule autour des points suivants :
La conférence générale de la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et d'institutions, en anglais IFLA (International federation of library associations and institutions) comprend traditionnellement plusieurs activités : sessions plénières, réunions des divisions, des sections régionales, des comités permanents, des directeurs de bibliothèques nationales, des votes. La participation des 12 boursiers était entièrement prise en charge par le Comité français de l'IFLA, en abrégé CFI : voyage international, hébergement, frais d'inscription et de séjour.
Il faut rappeler que chaque année le CFI accorde un certain nombre de bourses à des bibliothécaires francophones et à des bibliothécaires parlant français dans des pays où le français n'est ni la langue officielle, ni la langue majoritairement parlée.
La cérémonie officielle d'ouverture, qui a eu lieu dans la salle de conférence du Oslo Spektrum, le dimanche 14 août à 10 h 30 mn, était placée sous la présidence du Roi de Norvège, Sa Majesté Harald V.
Quatre allocutions ont été prononcées à cette occasion : celles du ministre de la Culture et des Affaires de Cultes, madame , du président du Comité national d'organisation, monsieur Jon BING, de la Présidente de l'IFLA, madame Kay Raseroka et du Maire d'Oslo, monsieur Ditlev Simonsen. Toutes ont porté sur les thèmes suivants : le livre, la liberté d'expression et d'information, la liberté d'opinion, la technologie, la démocratie, la politique publique d'information, l'IFLA.
Cette cérémonie a particulièrement été agrémentée par des artistes norvégiens de renom. Elle a été suivie par l'ouverture officielle des expositions au public dans l'Oslo Spektrum accompagnée d'un cocktail géant.
D'autres activités avaient eu lieu avant la cérémonie officielle d'ouverture. Ainsi, le samedi 13 août 2005, dans la salle Vampyr de l'hôtel Radisson, s'est tenu le Caucus francophone. Présidé par la marocaine Mouna Ben Slimane, il a réuni les membres du CFI et du Regroupement des Francophones.
Le Caucus se propose de poursuivre les actions entreprises par le Comité français de l'IFLA et le Regroupement des Francophones pour défendre et renforcer la francophonie au sein de l'IFLA.
Prenant la parole la première, madame Ben Slimane a noté avec plaisir qu'au sein des 39 sections, il y a 47 représentants francophones élus. Quant à monsieur Pascal Sanz, président élu du CFI pour la période 2005-2008, il a rappelé que l'IFLA dispose de cinq langues de travail (anglais, français, allemand, espagnol, russe), mais l'anglais est considéré comme sa langue de travail. À ces cinq langues pourraient être ajoutés le chinois et l'arabe, a t-il poursuivi. Pour lui, le combat à mener est d'aller vers le multilinguisme, ce qui serait profitable à l'ensemble de la communauté des membres de l'IFLA. Il a ensuite exprimé sa satisfaction pour le travail effectué par le CFI dans la traduction des communications reçues par l'IFLA. Ainsi, à la date de la réunion, sur 161 communications, 60 ont été traduites en français, 59 sont en cours de traduction, 34 restent à traduire, 8 originaux étant en français.
Madame Danielle Bouhajeb de l'INTIF a présenté les réalisations de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie dans les domaines des sciences de l'information. Elle a présenté le cédérom réalisé par l'Agence, parlé du site BiblioDoc du projet de création d'une structure internationale francophone dénommée Association internationale francophone des bibliothécaires et documentalistes (AIFBD).
La réunion a également entendu Réjean Savard, élu au Bureau des gouverneurs de l'IFLA et monsieur Amadou DIOP, directeur de l'IPD/AOS de Ouagadougou.
Le Caucus a exceptionnellement reçu la visite du Président élu de l'IFLA, monsieur Alex Byrne.
En conclusion, des rencontres ont été proposées aux francophones que nous sommes. Il s'agit de :
Mamdou Keita, Directeur national des bibliothèques et de la documentation (Mali) a assisté, le dimanche 14 août, au Radisson Hôtel, après la cérémonie officielle d'ouverture, à la première session plénière sur les bibliothèques face aux catastrophes naturelles : le cas des bibliothèques du Sri Lanka face au tsunami en 2005 a été présenté.
Les conséquences du tsunami ont été énormes à plusieurs points de vue : plus de 36.000 morts, plus de 78.000 sans-abris, 182 écoles détruites, 3.304 professeurs touchés, 1.200.000 livres perdus, les documents récupérés acidifiés. Il a ensuite suivi, au Folkets Hus, par la session de l'UNESCO sur le programme Mémoire du monde. Ce projet, initié par l'organisation internationale, vise la défense du patrimoine documentaire à travers le monde. Beaucoup de pays de par le monde disposent d'un fonds important de documents écrits : le Soudan, la Tanzanie, le Zanzibar, le Nigeria, le Niger en Afrique, l'Argentine, le Brésil, Cuba et Haïti en Amérique centrale, la République tchèque en Europe centrale. Le Mali a créé à Tombouctou l'Institut des Hautes Etudes en Recherches Islamiques (IHERI) Ahmed Baba qui dispose, aux dires de Abdelazziz Abid, du programme Mémoire du monde de l'UNESCO, d'un million de manuscrits dont 7000 déjà catalogués, sur lesquels l'Université de Bergen a monté un projet de recherche. « Les manuscrits de Tombouctou » ont fait l'objet d'une exposition photos que les congressistes ont pu visiter à l'Université d'Oslo. C'est la Bibliothèque nationale tchèque qui a remporté le prix « Mémoire du monde ».
À l'Hôtel Radisson, s'est tenue, une réunion des boursiers du CFI axée sur les questions pratiques et sur la distribution des tâches en vue du rapport que les boursiers doivent produire à l'issue du congrès. Chaque boursier a choisi le (ou les) domaine(s) de sa convenance.
Le mercredi 17 août 2005 a été donné une réception à l'honneur des participants français et francophones par l'Ambassadrice de France à Oslo dans sa résidence.
Le jeudi 18 août 2005 dernier jour officiel du congrès, le M. Keita a participé à une session de la Division des activités régionales à l'hôtel Radisson dont le thème était : « Développement des bibliothèques à travers les partenariats ». Participaient à ce panel, la représentante de la Fondation Bill et Mélinda Gates, le représentant de la Banque mondiale et celui de l'UNESCO. Le même jour, il a suivi la plénière animée par l'auteur norvégien, ancienne chanteuse, madame Linn Ullmann, qui a fait une communication intitulée « Tu ne marcheras jamais seul ».
La cérémonie de clôture qui a suivi à 14 h 20 mn a vu plusieurs personnes prendre la parole : le président du Comité national d'organisation, , madame , présidente sortante qui a officiellement passé le service au président élu Alex Byrne, le président du Comité national coréen d'organisation qui a dévoilé le thème de la Conférence de Séoul 2006 « les bibliothèques : agents dynamiques pour la société de l'information ». Cette cérémonie a été l'occasion de proclamer les résultats des concours lancés par l'IFLA (affiches, lettres des sections) et de décerner des diplômes et médailles de reconnaissance à des personnalités ayant consacré une part importante de leur temps à la Fédération.
Immédiatement après la cérémonie de clôture, s'est réuni à 16h10mn l'assemblée générale qui a approuvé le rapport sur le copyright et sur le Bureau pour la liberté d'expression et le libre accès à l'information (FAIFE). Après avoir vérifié si le quorum était atteint, l'assemblée générale devait approuver un seul projet de résolution soumis à son examen, résolution initiée par madame Beatrice Christensen Sköd, de la section Bibliothèque pour les aveugles de l'IFLA. La résolution soumise à l'assemblée générale était relative aux problèmes d'accessibilité en terme tant de format que d'accessibilité physique des handicapés aux bibliothèques. Elle est ainsi formulée :
« L'assemblée générale de l'IFLA demande instamment au Conseil d'administration de l'IFLA de rendre accessibles aux handicapés face à l'imprimé les informations et les publications de l'IFLA, ainsi que son site Internet ».
Ce projet de résolution n'a pas fait l'objet de vote, l'assemblée générale ayant demandé son examen approfondi.
Bien qu'étant une nouvelle discipline dans le domaine des sciences de l'information documentaire, la gestion des connaissances et des savoirs est une des nouvelles sections qui a enregistré de nombreuses adhésions, plus de 35 000.
L'avènement des bibliothèques numériques a considérablement transformé et facilité l'accès à l'information à travers le monde entier. En effet, avec l'Internet, il est de plus en plus facile à plusieurs individus ou sociétés d'accéder aux connaissances produites disponibles à l'autre bout du monde et au même instant. Le développement des bibliothèques conduit de nos jours à la question de développement des connaissances et de leur production sur des supports dont la structuration et les formats facilitent leur mise en ligne afin de les rendre diffusable et accessible à tout individu à travers le monde entier.
Dans son intervention Robert M. Mason a parlé de l'importance de l'automatisation dans le sens de la numérisation et l'accessibilité de l'information en ligne. Mais il précise ensuite que la numérisation de l'information ou de la connaissance peut bien entendu faciliter son accès mais cette information dérivant d'un système culturel, son partage ne peut se faire dans sa totalité car, la culture d'un peuple, caractérisant son identité, traduit ses valeurs, ses pratiques, son langage, etc., qui le distinguent d'un autre peuple. La transmission et la compréhension des savoirs culturels, nécessitent donc un nouveau rôle des bibliothécaires qui appartenant respectivement à ces divers milieux culturels doivent pouvoir en assurer le partage sans en modifier le sens et le contexte. Ce qui nécessite de leur part un apprentissage et un dialogue constants pour être à mesure de partager les savoirs de façon plus détaillée.
Les bibliothécaires doivent au plan culturel, jouer donc un rôle important dans le système du partage des connaissances dans l'unification de la société de l'information.
Avec Abdus Sattar CHAUDRY, dans le partage de l'expérience de Singapour sur la question de la pratique du partage des connaissances, il fait encore remarquer l'importance des facteurs culturels. Par ailleurs, il fait remarquer la peur de perdre le savoir à partager comme un frein pour la diffusion électronique des connaissances d'où la recommandation de la mise en place d'une procédure d'incitation et de promotion pour les travailleurs compétents, créant ou apportant des innovations dans leurs pratiques professionnelles. Selon lui, on ne peut pas parler de partage de savoirs mais plutôt de gestion des savoirs car le savoir c'est le pouvoir et il est renforcé quand il est partagé. Ce qui nous a conduits à comprendre que la notion de gestion et de partage des savoirs sont deux entités bien distinctes.
MICHAEL KOENIG quant à lui, a montré à partir d'une étude bibliométrique, la durabilité de la gestion des savoirs. Il interpelle les bibliothécaires à travailler pour améliorer leur aptitudes dans le système de la gestion des savoirs afin de jouer un rôle clé au plan de l'organisation, de l'informatique, du leadership, de la créativité, de l'entreprenariat, et de l'innovation au niveau de la gestion de l'architecture des savoirs.
En somme, vu l'importance de la notion de gestion des savoirs qui exige de plus en plus de compétences, il serait important de l'introduire dans le système de formation des écoles de bibliothécaires.
Cette notion de savoirs indissociables de la culture a été renforcée par MAGGA, professeur de linguistique Sami. Dans son intervention sur les savoirs indigènes, il a montré l'importance de l'environnement de ces savoirs constitués au fur et à mesure d'expériences et d'essais menés pendant des générations.
Les logiciels de gestion documentaire sont de plus en plus coûteux et c'est pourquoi le participant KAMBOU Sansan Jean Yves a bien voulu approfondir ces connaissances sur les logiciels open source car travaillant dans un centre de documentation spécialisé sur les femmes, situé au sud du Sahara, pays en développement.
En Afrique, les besoins d'informatisation des bibliothèques sont importants, cependant la possibilité d'équipement est étroitement liée aux contraintes économiques des pays.
C'est pourquoi, Reinhard Altenhöner de Frankfurt/Main, Allemagne, dans son intervention "Les logiciels Open Source - définition, modèles de licence et conséquences", prenait des exemples de bibliothèques en Allemagne pour démontrer l'importance des open source dans le fonctionnement et le développement des bibliothèques malgré le fait que l'Allemagne étant un pays développé. Le communicateur a relevé un constat qui reflète une réalité vécue dans une bibliothèque de Francfort, et pour les pays en voie de développement un espoir dans la promotion des open sources.
Pour résumer (Philipe Quéau, dans son intervention à la 63ème Conférence générale de l'IFLA, Copenhague, 31 août- 5 septembre 1997) affirmait que « Les technologies de l'information et de la communication ne peuvent être considérées comme un luxe réservée à l'élite, mais comme une nécessité absolue pour le développement ».
Tant d'un point de vue économique que stratégique, l'utilisation de logiciels libres par les bibliothèques des pays du Sud dans le cadre de leurs missions représente la possibilité d'une appropriation des outils de la promotion et de la diffusion des connaissances.
En choisissant des logiciels Open Source comme fondement de ses nouveaux services Internet, la bibliothèque économise trois fois :
Concernant les questions de femmes dans la fréquentation des bibliothèques, il faut souligner que cette section n'étant pas prioritaire pour les pays du Nord a simplement été supprimée. C'est pourquoi, tous les participants des pays situés au Sud du Sahara ayant participés au congrès d'Oslo, sont unanimes que cette question est d'actualité dans nos pays. En effet, les filles et les femmes constituent la majorité de la population de certains pays africains. Seules quelques unes accèdent au niveau universitaire pour des contraintes soient de moyens financiers ou culturels. En d'autres termes celles qui fréquentent les bibliothèques sont peu nombreuses. Quelles stratégies pourront mettre en oeuvre pour les autres scolarisations et alphabétisées ? C'est pourquoi, nous nous sommes décidés avec l'accord du CFI de monter un dossier afin que l'IFLA puisse revoir cette question en instaurant une commission femmes et bibliothèques dans le cadre de la promotion de la femme, et de la société car une femme instruite est une femme apte pour le développement. Cette question devra être sous la coupe du caucus francophone
Pascal Mouhouelo, qui a participé aux communications relatives aux «Bibliothèques de santé et de biosciences« et de la «Gestion des Associations de Bibliothécaires« évoque deux (2) raisons essentielles de son choix :.
En tant que Documentaliste de l'Organisation Mondiale de la Santé, Pascal MOUHOUELO pense que la section « Bibliothèque de Santé et de Biosciences » constituait un cadre naturel et intéressant pour voir ce qui se fait dans le domaine de la bibliothéconomie médicale au niveau international et partager en même temps certaines expériences. En effet, L'implication dans cette section lui permettait effectivement de faire un compte rendu aux collègues de la Bibliothèque du Bureau Régional de l'OMS pour l'Afrique. Et aussi, pour ce qui concerne la section «Gestion des Associations de Bibliothécaires« l'intérêt était largement collectif, car la bibliothèque du Bureau Régional de l'OMS pour l'Afrique, qui se trouve au cœur de la gestion et de la diffusion de l'information sanitaire ou médicale en Afrique, est membre de l'Association pour l'Information et les Bibliothèques de Santé en Afrique (AIBSA).
Les membres de cette association qui sont pour la plupart des bibliothécaires médicaux méritaient d'avoir un compte rendu de celui-ci avec un accent particulier sur la gestion des associations de bibliothécaires.
Sur la contribution des associations, le président de cette section Monsieur Michael Fiels des États-Unis a présenté une communication intitulée : « Pourquoi avons-nous besoin des associations ? Valeur des associations de bibliothécaires ».
Pour le communicateur, la valeur de l'Association se traduit par les avantages qu'elle procure à travers la formation professionnelle, l'échange d'information, la mise en place d'un réseau et le développement du leadership. L'amélioration des services et la promotion du libre accès à l'information sont obtenus à travers l'appui des associations. En résumé, ce sont les grandes associations qui font les grandes bibliothèques.
Pour les deux (2) communicatrices des États-Unis, Syliva Piggot et Janice Lachance, dans leur présentation, intitulée « Développement global de l’Association de bibliothèques » (GLAD), un partenariat doit mis en place et tenir compte du développement des capacités professionnelles des associations.
Ce programme permettra d'améliorer la gestion des associations de bibliothèques ou de bibliothécaires et aussi renforcer les rapports entre les associations qui ont plus d'expérience de gestion (mentors) et ceux qui souhaiteraient en bénéficier (mentees). Le programme qui est conçu pour fonctionner dans plusieurs langues aura pour objectif essentiel de favoriser une assistance mutuelle entre associations.
Mme Susanne Ornager de l'UNESCO quant à elle, a présenté une communication intitulée : « Responsabilisation des associations de bibliothécaires en Asie : coopération sud-sud ». Cette présentation a fait le compte rendu des stratégies régionales spécifiques pour le développement des associations à travers les séminaires organisés à Katmandu (Népal).
Des travaux en commissions ont permis aux participants de discuter sur les défis et besoins dans le cadre du renforcement des capacités organisationnelles des associations de bibliothécaires et de bibliothèques et aussi de la nécessité pour IFLA, d'assister les bibliothèques des pays comme l'Indonésie touchés par le Tsunami en termes de sensibilisation, de formation initiale et continue des professionnels, de la reconnaissance de leur rôle dans le développement du pays, de la mobilisation des ressources et du développement de la coopération entre associations. Une association norvégienne a indiqué que leur association nationale a collecté des fonds pour assister des bibliothèques du Sri Lanka, pays touché par le Tsunami.
Les membres de la section ont proposé la mise en place d'un groupe de discussion sur la gouvernance d'Internet.
La présentation des communications dans la section « Bibliothèque de Santé et de Biosciences » a commencé avec celle faite par Monsieur Sheldon Kotzin sur la sélection d'un journal pour MEDLINE. L'orateur a tracé l'historique de MEDLINE depuis 1879, date de sa création jusqu'à sa publication sur Internet sous la forme PubMED en 1997. Il a tout de même indiqué la petite différence qui existe entre MEDLINE et PUBMED. Certains documents disponibles sur PUBMED ne sont pas tout de suite indexés sur MEDLINE a-t-il précisé. Les différents critères de sélection des journaux à publier sur MEDLINE ont été donnés. L'orateur a également indiqué que 76% des documents publiés dans MEDLINE sont en Anglais.
Mme Kgomotso H. Moahi du Botswana a présenté la communication intitulée «Etude du statut de la fourniture des services de santé reproductive et sexuelle, y compris l'information du VIH/SIDA aux jeunes du Botswana«. L'oratrice a exposé les différents moyens utilisés au Botswana pour faire passer l'information sexuelle et la reproduction en milieu jeune. L'école est l'un de ces meilleurs moyens compte tenu du taux de scolarité élevé et de sa gratuité dans ce pays de 1,6 million d'habitants. Malheureusement, cette information n'est pas accessible à tous pour des raisons sociologiques et l'insuffisance des sources d'information.
M. Chris Watts du Royaume-Uni a présenté une communication intitulée «Accès aux ressources électroniques d’information sanitaire : cas de la bibliothèque du Centre hospitalier et universitaire du Nigeria Nnsuka ». Cette bibliothèque créée depuis 1967 utilise des ressources électroniques «offline» à savoir les CD-Roms de MEDLINE, de TALC, de l'ONUSIDA et bien d'autres. Les usagers n'utilisent Internet qu'à partir d'un cybercafé installé au sein de la bibliothèque. Ils utilisent le programme HINARI (Health InterNetwork Access to Research Initiative). Malheureusement, les coûts prohibitifs, les difficultés de connexion et les coupures d'électricité constituent des contraintes majeures à la bonne marche des activités de cette bibliothèque.
Monsieur Tony McSean du Royaume Uni qui a fait une présentation sur «les partenariats avec les bibliothèques du monde en développement : Rôle des associations professionnelles.» a rappelé que cette initiative de partenariat avec les associations professionnelles des pays développés et les bibliothèques des pays en développement a eu pour objectif de fournir les ressources d'information courante dont les pays en développement ont besoin. Le premier exemple cité est celui du programme de coopération Nordique – Balte – Russe initié à Oslo en 1994 à la réunion de EAHIL. Il a permis à la Norvège et à la Lituanie de collaborer. Le partenariat entre la MLA (Medical Library Associations) et l'Université de Lusaka en Zambie a été aussi cité.
Le programme conjoint HINARI et AGORA de l'OMS et de la FAO qui offre un libre accès à l'information médicale et agricole à près de 1.500 institutions de près de 70 pays a été présenté comme un modèle de partenariat. Le projet Free for All (FFA), qui est une collaboration des bibliothèques dont la mission est de fournir de l'information sanitaire et médicale aux usagers des pays moins servis par les journaux entièrement gratuits, a été également présenté aux participants. Une fiche indiquant le site de ce projet a été distribuée. Etant donné que l'une des missions de la section «bibliothèques de santé et de biosciences» est de promouvoir la coopération avec l'Organisation mondiale de la Santé, monsieur Pascal Mouhouélo a été autorisé d'y prendre la parole. Il a brièvement présenté les activités et projets de la Bibliothèque du Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique tels que l'Index Medicus et HINARI. Un accès particulier a été mis sur la formation des usagers anglophones par leurs collaborateurs basés à Harare, au Zimbabwe et la prochaine formation des francophones par une équipe basée à Brazzaville, au Congo. Les membres de la section ont réfléchi sur les thèmes des présentations à faire à Séoul en 2006 et à Durban en 2007.
Ses centres d'intérêt sont restés les mêmes que l'année dernière, tournant essentiellement autour de l'environnement en pleine mutation dans les Bibliothèques universitaires en particulier, à l'ère du numérique, de l'enseignement à distance, de l'accès ouvert, etc.
Toutefois ; monsieur Malamine DIOUF a bien voulu pour sa seconde participation au Congrès, mieux connaître le fonctionnement de l'IFLA en tant qu'Institution, notamment les mécanismes qui en régissent les Sections…
La curiosité professionnelle aidant, ainsi que le fait de se soustraire au statut de nouveau venu, monsieur DIUOF a voulu cette année élargir l'éventail des structures à visiter et des rencontres…
Les communications qu'il a suivies, relèvent de la section des Bibliothèques universitaires et de recherche. Ces communications lui ont permis de mesurer l'impact des changements mentionnés plus haut sur l'espace bibliothèque en pleine reconstruction. Celles relatives à l'évaluation des services rendus aux utilisateurs, parce qu'en Afrique, la culture d'évaluation n'est pas encore très prégnante dans les systèmes.
À ce propos, les exemples partagés ici avec des communicateurs venant souvent des États-Unis ou d'Europe ont été très enrichissants. Il a pu se familiariser ainsi avec des méthodes de mesure d'audience, de taux de satisfaction, etc. souvent complexes mais fondamentaux dans les stratégies de développement de la qualité des services fournis, à des utilisateurs de plus en plus exigeants et aux profils de plus en plus différents.
Pour ce qui concerne les activités suivies à la Section Afrique, elles ont permis de mesurer le long chemin qui reste à faire dans le contexte du sous développement en matière de collecte , de traitement et de diffusion de l'information.
Deux présentations ont particulièrement retenu son attention. Il s'agit de la communication intitulée : « » (Mesurer l'impact de nouveaux services en bibliothèque). Cette communication présentée par le Dr Roswitha Poll a fait ressortir la méthodologie à partir de laquelle on peut mesurer l'impact des nouveaux services introduits dans une institution. La maîtrise d'une telle méthodologie est importante non seulement pour évaluer les services (anciens, mais surtout nouveaux), mais aussi cela permet de mieux défendre les coûts occasionnés par ces services auprès des bailleurs de fonds.
Antonia Ida Fontana et Alessandro Sardelli, dans une présentation intitulée « Managing Quality in a National Library : The case of the National Central Library of Florence, Italy. », ont expliqué les efforts à consentir et les problèmes associés au développement et à l'implémentation d'un Système de Gestion de Qualité (Quality Management System : QMS), système, conforme aux standards ISO.
Ces communications lui ont permis de mieux comprendre le système de management de qualité et d'évaluation de bibliothèque à partir des statistiques.
Outre cela, elles ont permis de cerner la problématique liée aux bibliothèques de proximité constituant le réseau avec lequel son centre de documentation travaille présentement en Haïti.
En guise d'une participation active aux expositions, Thierry Chérizard a présenté une affiche intitulée « Networking against adversity » par laquelle il a essayé de présenter le travail de mise en réseau des bibliothèques partenaires du FOCAL.
Elle a participé à la section « Asie et Océanie » et aux communications relatives aux logiciels libres avec monsieur KAMBOU Jean Yves, et enfin à la communication relative au e-learning.
Monsieur Alex Byrne, président de l'IFLA est intervenu sur le thème « Bibliothèques numériques et développement durable ». Infrastructure de l’information, libre accès aux savoirs , numérisation, tels sont les termes qui ont répétés plusieurs fois dans son intervention, rappelant que ce sont les facteurs clé pour édifier une société de l’information, une société puissante, pour effacer la privatisation des savoirs et pour encourager la coopération entre le Nord et le Sud.
Les autres exposés ont porté sur des initiatives des pays d’Asie et d’Océanie dans cette nouvelle conjoncture technologique. Ils ont permis d’appréhender des actions des bibliothèques ainsi que les défis, assez similaires, auxquels elles sont confrontés : la manque de personnels techniques, le suivi et la durabilité des projets, les problèmes liés aux politiques de développement d’information numérique…. Au cours de son intervention, Kalpana Dasgupta (Centre national de la documentation en science sociale – Inde) a souligné l’importance du rôle et la nécessité des efforts des bibliothécaires, dans le contexte présent, pour faire vivre des projets innovants de nouvelles technologies de l’information « les bibliothécaires ne peuvent pas rester sans prétention, tranquille et exclu du personnel technique, si les programmes de numérisation et les bibliothèques numériques doivent être organisés, lancés et soutenus avec succès et comme projets utiles »
Pour monsieur Didier TENGENEZA, il convient de reconnaître qu'en ce qui concerne la section de la gestion des associations, le maître mot qui a caractérisé les débats, c'est le partenariat entre les associations et les institutions.
En effet, plusieurs associations des bibliothécaires ont réalisé des projets communs grâce au partenariat. Les associations se regroupent en consortium. L'idée de s'approcher des autres pour des objectifs communs devient plus qu'une nécessité.
Au cours du congrès, plusieurs associations du sud avaient déjà des partenariats avec les associations et les institutions d' Oslo. En tenant compte de ce qui a été réalisé, on constate que le partenariat permet de franchir les frontières culturelles et celui-ci peut être considéré comme l'une des clés de développement durable. Au Cambodge, au Vietnam, au Kenya et même en Tanzanie, les professionnels de la documentation ont dû mener à bon port certains projets grâce au partenariat.
Madame Nadia TEMMAR a participé à toutes les activités de la section « Gestion et Marketing ».
Les réunions des comités permanents du 13 et 19 août 2005 lui ont permis de comprendre le rôle des sections au sein de l'IFLA, l'organisation de travail et l'apport des différents membres dans le bon fonctionnement de la section.
Au cours de ces réunions elle a assisté à :
-l’élection pour 2005-2007 du nouveau bureau du comité. En effet, la présidente du comité Mme Marielle de Miribelle (France) a été remplacée par Mme Angels Massisimo (Espagne), M. Perry Moree (Pays-Bas) a été remplacé dans son poste de secrétaire et trésorier par Mme Trine Kolderup Flaten (Norvège). M. Steffen Wawra (Allemagne) a été élu au poste de coordinateur de l’information en remplacement de Mme Natalia Santucci (Italie)
-l’annonce d’un nouveau sponsor (SIRSI Dynix) en faveur de la section pour le « Prix Marketing International », prix qui récompense chaque année la meilleure initiative où le meilleur projet en matière de marketing au sein des bibliothèques et centres de documentation.
-Au compte rendu de la pré-conférence de Bergen : « gestion, marketing, évaluation et promotion des services de bibliothèque, fondé sur l’analyse statistique dans votre bibliothèque » a été exposé et tout le monde s’est accordé à dire que la pré-conférence a été un énorme succès.
Le comité a ensuite examiné le rapport financier, puis a débattu le programme de sa section lors de la conférence d’Oslo. Enfin des propositions pour la conférence de Séoul (Corée du Sud) en 2006 et Durban (Afrique du Sud) en 2007 ont été étudiées. Il a été annoncé que la pré-conférence de Shangaï dont le thème est : « la gestion et le marketing de bibliothèque dans un monde multiculturel » se déroulera le 16 et 17 août 2006.
La réunion de milieu d’année du comité se déroulera à Munich en Allemagne du 23 au 25 février 2006.
À propos de la Conférence de Durban, M. Réjean Savard s’est proposé d’étudier la possibilité d’organiser une pré-conférence en langue française en Afrique, cette idée a été très bien accueillie par les francophones qui font partie du Comité.
Mme Temmar a assisté à toutes les communications de la section :
Management et marketing avec maîtrise de l’information : Première partie : maîtrise de l’information : un voyage de découverte pour les citoyens.
Ces communications fort intéressantes étaient des exemples d’application du concept « information literacy » traduit par « maîtrise de l’information » où depuis peu par « littérisme de l'information » selon « la Commission générale de terminologie et de néologisme, ce nouveau terme, qui vient d'être reconnu dans le Journal officiel français du 30 août 2005 est le contraire (antonyme) d'illettrisme et mérite d’être largement utilisé dans la vie courante. Il désigne la "capacité à lire un texte simple en le comprenant, à utiliser et à communiquer une information écrite dans la vie courante". Son équivalent en anglais est"literacy ". »
La communication sur « Les programmes de maîtrise de l’information du réseau des bibliothèques de Singapour » par Ngian Lek Choh et Rajen Munoo (Bureau des bibliothèques de Singapour) montre que dans un pays où les ressources naturelles sont rares, les autorités affichent une volonté politique quant au développement de la ressource humaine par l'accès à l'information : « tous les citoyens doivent être informés dans le but d'être la première puissance économique de la région. » Dans cette optique et avec le soutien des autorités, les bibliothèques de Singapour ont développé un programme d'évaluation qui a lui-même engendré un programme de formation des utilisateurs. Des exemples très intéressants ont été développés au cours de la communication.
La communication relative au thème: « Construire des savoir-faire en information : le rôle des programmes de maîtrise de l’information », présentée par Sasikala Chagari du bureau des bibliothèques de l'université Andhra, à Visakhapatnam en Inde présente la situation des bibliothèques indiennes où le manque de moyen, de budget et de personnel est significatif, contrairement à celles de Singapour nanties.
Malgré toutes ces insuffisances, des programmes de maîtrise de l'information sont organisés à l'initiative de bénévoles et en collaboration avec les écoles. Beaucoup d'actions d'information sont réalisées pour l'amélioration par l'information de la situation de la femme et des populations défavorisées.
Christa Bunke responsable de la formation des utilisateurs de la bibliothèque nationale et centrale de Berlin dans sa communication sur le thème: « La bibliothèque centrale et régionale de Berlin : une bibliothèque formatrice en Allemagne », a présenté les différentes activités de son service dans la maîtrise de l'information : services d'apprentissage des langues, formation à la recherche de l'information, programmes d'informations consacrés aux droits des femmes notamment les femmes issues de l'immigration ainsi que des programmes de formations à la recherche sur ordinateur destinés aux personnes âgées pour les familiariser avec l'ordinateur.
Deuxième partie : maîtrise de l’information : un voyage de découverte pour les bibliothécaires : Cet atelier a été et comme il a été défini dans le programme l’occasion de réflexion et d’échanges sur les lecteurs, leur niveau de compétence et de connaissances ainsi que l’évaluation de leurs besoins.
L’atelier a été dirigé par Bill Johnston de l’Université de Strathclyde en Ecosse, Christina Tovote de l’Université de Stockholm et de Sheila Webber de l’Université de Sheffield.
En conclusion, Mme Nadia Temmar tient à remercier à travers ce rapport tous les membres du comité permanent gestion & marketing qui l’ont très bien accueilli et l’ont même invité à partager leur dîner-rencontre. Elle souhaite vivement faire partie un jour de ce comité pour y représenter son pays.
Pascal Mouhouelo, Nadia Temmar et Mamadou Keita ont été retenus pour produire le rapport sur les associations professionnelles.
En effet, Mamadou Keita a participé, le lundi 15 août, à l'hôtel Clarion Royal Christiana, à la session sur la gestion des associations. L'idée, c'est que « les plus grandes associations font les plus grandes bibliothèques ». Au cours de cette session, les thèmes suivants ont été abordés : ; la Global Library; la coopération sud-sud entre associations : le cas de l'Asie. Au cours des échanges, il a été question du développement des associations, de la sensibilisation et de la formation initiale et continue des professionnels, de la mobilisation des ressources, de la reconnaissance de leur rôle dans le développement du pays, du développement de la coopération entre associations.
Le mercredi 17 août 2005 Mamadou Keita a pris part, dans les locaux de la Bibliothèque nationale, à la conférence des directeurs de bibliothèques nationales. Présidée par madame Celia Rosa ZAHER, directrice de la Bibliothèque nationale du Brésil, la conférence a enregistré la présence du représentant du ministre norvégien de la Culture et des Affaires de Cultes. Dans son adresse, ce dernier s'est appesanti sur les budgets limités des bibliothèques nationales avant de demander aux directeurs de prendre en considération dans leurs préoccupations le droit d'auteur et le rôle déterminant des bibliothèques nationales dans le développement des langues nationales.
Au cours de cette conférence, plus de vingt intervenants ont pris la parole. Leurs interventions ont porté sur les thèmes suivants : le contrôle bibliographique universel et UNIMARC, les standards nationaux, le numérique dans les bibliothèques nationales, la nécessité de préserver la mémoire numérique des bibliothèques nationales, la Société mondiale de la société de l'information, l'engagement pour la Société mondiale de la société de l'information et le vœu de l'IFLA de présenter une déclaration dans ce sens au sommet de Tunis 2005 (16-18 novembre 2005), l'Internet et les futures générations, la prise en compte d'Internet dans les législations sur le dépôt légal, la bibliothèque numérique européenne et les dangers du monopole envisagé par Google, un moteur de recherches américain, l'adhésion à IFLA, le Bouclier bleu, la Mémoire du monde, le prochain congrès de l' IFLA à Séoul en août 2006.
Par rapport au programme global de développement des associations de bibliothécaires (GLAD), présenté par Mme Sylvia Piggott, présidente du Glad, on peut dire que ce programme œuvre pour l'amélioration de la gestion des associations de bibliothécaires dans le monde à travers un partenariat entre association et « pour encourager la participation à l'IFLA des associations les plus pauvres (celles dont le budget est inférieur à 10 000 euros) » et les renforcer. « L'objectif est de soutenir les associations participantes pour les rendre autonomes et capables de payer leur cotisation à l'IFLA.»
Mme Piggot a tenu à remercier l'équipe pour le travail qu'elle a effectué dans le développement de Glad
Il a été signalé que le programme a été approuvé par le conseil d'administration de l'IFLA lors de sa dernière réunion.
Le groupe a débattu du besoin de développer un plan de communication pour obtenir l'information émanant des associations de bibliothèque du monde entier et promouvoir le programme Glad. L'outil principal pour la promotion du Glad sera la base de données des associations de bibliothèque développée par Kelly Moore et Michael Dowling de la direction de l'IFLA. La base de données sera également employée comme référence pour planifier des projets. Elle comprendra dans un premier temps les informations actuellement répertoriées par l'association américaine des bibliothèques en collaboration avec l'IFLA.. Une liste de champs actuels de la base de données a été distribuée pendant la réunion et le groupe a fait plusieurs suggestions pour rajouter des champs supplémentaires.
Dans le souci de mettre en œuvre ce programme des points suivants ont été retenus :
Sur le site du GLAD http://cs.ala.org/iro/GLAD qui est hébergé par l'Association Américaine des Bibliothèques se trouvent déjà des formulaires de candidatures pour les associations qui ont de l'expérience (mentors) et les associations qui souhaitent obtenir une assistance à travers ce programme. (mentees)
Enfin les membres du comité ont convenu que le programme GLAD était une excellente occasion d'établir la crédibilité du comité gestion des associations en stimulant le développement d'associations de bibliothèque dans le monde entier.
Concernant, la gestion des associations et les actions pour le développement de la bibliothéconomie (ALP), Mme Temmar rapporte que certaines priorités ont été définies : Il s'agit :
Mme Birgitta Sandell responsable de ce programme a été invitée par la section à assister à la réunion du comité pour discuter et voir de quelle manière l'ALP et la section gestion des associations devraient travailler conjointement. Le débat a tourné autour de la nécessité de renforcer les liens de travail entre l'ALP et la section dans le but de contribuer au développement des associations de bibliothécaires dans les pays en développement. Pour la section, l'ALP est le programme de l'IFLA le plus adéquat et le plus apte à promouvoir le programme GLAD. L'ALP est la seule source de financement et subventions pour des projets en direction des pays en développement.
Parmi ces projets, Mme Sandell a présenté deux propositions de projets d'organisation d'ateliers régionaux sur le développement et le renforcement des associations des bibliothèques le premier proposé par l'Association des Bibliothèques et Archives des Iles du Pacifiques (PIALA) prévu pour novembre 2007 et le deuxième proposé par l'Association des Bibliothèques de Tanzanie et qui aura lieu en même temps que la 17ème Conférence des bibliothèques et des professionnels de l'information de l'Afrique de l'Est, de l'Afrique Centrale et de l'Afrique du Sud et qui aura lieu à Dar Es-Salaam en Tanzanie en juillet 2006. Ces conférences seront une occasion et un lieu de rencontre de bibliothécaires de différentes régions et permettront de promouvoir le programme GLAD.
Les membres du comité gestion des associations ont débattu de la possibilité d'apporter un appui financier dans l'organisation de ces deux conférences. Il a été décidé à l'unanimité d'un apport financier de 2000 $ pour chacun des ateliers.
Des discussions ont eu lieu sur d'autres projets d'organisation d'ateliers régionaux ainsi que l'organisation d'une réunion satellite pour la conférence de l'IFLA à Durban en Afrique du Sud en 2007. Mme Sylvia Piggott, présidente du Glad s'est proposée d'être le lien pour cette réunion satellite. Quelques discussions ont commencé à Oslo et le projet sera à l'ordre du jour à la réunion de la section à Zagreb en Croatie en milieu d'année 2006.
M. Alex Byrne président de l'IFLA a assisté à la deuxième réunion du comité permanent pour apporter son soutien et celui de la direction de l'IFLA envers les actions de la section.
Jennefer Nicholson la coordinatrice de l'information au niveau du comité permanent de la section gestion des associations a quant à elle donné quelques informations se rapportant au site web de la section sur IFLANET. Elle a rapporté que de nouvelles traductions de guides et de brochures ont été traduites et rajoutées sur le site et que l'IFLA allait apporter quelques changement dans IFLANET. Mme Nicholson a évoqué les communications électroniques en proposant d'attendre la réalisation du plan stratégique 2006-2007 de la section pour développer les communications électroniques de la section.
D'autres informations ont été données concernant les traductions, le projet de dictionnaire ou glossaire des termes et des définitions avec des traductions dans des langues de l'IFLA. La coordinatrice de la liste de diffusion de la section Mme Arlene Cohen a déclaré que l'Association des bibliothèques spécialisées continue à héberger la liste de diffusion qui existe depuis 2002 et qu'il y avait 309 abonnés actifs à la liste en date du mois d'août 2005.
Pour ce qui concerne le plan stratégique de la section, les membres du groupe de travail ont distribué une ébauche du plan 2006-2007 qui contient les objectifs suivants :
Les associations régionales comme les associations nationales sont inclues dans le plan stratégique.
Avant de soumettre le plan final, le groupe de travail tiendra compte de l'information recueillie au cours de la session pour d'éventuelles modifications du plan stratégique.
À la fin des travaux des comités, le président de la section M. Fiels a annoncé et a invité tous les représentants des membres nationaux d'associations et tous les observateurs à assister à la réunion des associations nationales programmée le mardi 16 août 2005 à 13h45' à l'hôtel Christiania.
Il fallait répondre à divers questionnements : quel futur pour les Bibliothèques Nationales et comment s'y préparer ?
Pour débattre du sujet, un nouveau plan stratégique (pour deux ans) a été présenté. Il se propose d'attirer le débat et les études sur « Les missions des BN, entre accès et préservation ».
La 32ème rencontre des Directeurs des Bibliothèques nationales (CDNL) a statué sur la problématique des BN. En effet, cette rencontre a permis de s'interroger sur des aspects importants et des programmes fondateurs pour les Bibliothèques nationales et se sont articulés autour de deux étapes de travail. Durant la première, et après la lecture et l'adoption du rapport de la 31e conférence de 2004, cinq présentations ont été faites.
L'ICABS : une alliance stratégique, fondée il y a deux ans à Berlin, implique des bibliothèques nationales dans un programme de coopération stratégique. En offrant des standards pratiques, des lignes directrices avec une division des responsabilités. À l'adresse d'IFLA, ce regroupement initie une convention pour les activités numériques. C'est la bibliothèque Allemande qui coordonne les travaux d'ICABS, son rapport d'activités des six derniers mois relate 40 activités différentes. Il est possible de se reporter pour les activités principales, à la partie du rapport portant sur la gestion et la conservation des documents numériques.
Son intervention a porté d'abord sur la politique de numérisation et le sommet mondial de l'information. Celle de la représentante de la bibliothèque nationale de la Nouvelle-Zélande porte sur l'importance pour les pays d'avoir des stratégies nationales d'information et de contenus numériques permettant l'interconnectibilité.
Dans le cadre de cette stratégie, les bibliothèques nationales représentent le principal agent. Il s'agit donc de définir des concepts nouveaux, de résoudre les problèmes de « la propriété » et de la conservation de l'héritage numérique. Pour ce faire, un projet d'envoi a été formulé en vue d'une déclaration de principe à Tunis.
Ainsi « le Consortium de Conservation International d'Internet » met en réseau des partenaires dans l'objectif de rendre les contenus d'Internet accessibles et de déposer les problèmes risquant de disparaître et liés à Internet comme média spécifique. D'ailleurs, la collecte, notamment par le dépôt légal, les moyens de conservation et les problèmes de droits d'auteurs sont autant de problèmes majeurs mais non les seuls (voir la partie du rapport qui se rapporte à cette question).
Par ailleurs, le dépôt légal de la Norvège intègre désormais les sites INTERNET.
Dans le second volet de la conférence, il faut particulièrement souligner les interventions suivantes:
Celle de la présidente de la section de l'IFLA des bibliothèques nationales et celle de Madame Marie Thérèse Varlamoff, directrice du programme PAC.
La présidente de la section de l'IFLA a présenté les lignes forces de son programme ayant trait à :
Madame Marie Thérèse Varlamoff, a quant à elle fait cas du renforcement de l'information et de la généralisation de la recommandation de l'IFLA pour que toutes les bibliothèques œuvrent à concrétiser un plan d'urgence contre les catastrophes où des incidents, souvent mineurs.
L'intervention de l'UNESCO par monsieur Abid a quant à elle présenté 2 programmes majeurs d'actualité à l'UNESCO : celui de la « Mémoire du monde » qui a été créé depuis plus de 10 ans. L'objectif était de palier l'état déplorable de conservation et de lancer une dynamique de sensibilisation à la conservation par la numérisation et la mise en ligne.
Par ailleurs, il est à noter que le patrimoine documentaire est retenu dans son acception la plus large incluant : manuscrits, documents anciens, films, cartes postales, sites, histoire orale. 68 pays ont ainsi créé un Comité national.
Un projet pilote qui met en scène l'intérêt de la numérisation. Actuellement il existe un registre de la mémoire du monde avec 120 collections venant de 57 pays.
Le deuxième programme celui de « Information literacy for lifelong learning » : l'alphabétisation à vie. Il existe un besoin réel de conscientisation et même de définition (il y a 180 millions d'illettrés). Or, ce concept qui n'est pour le moment pas encore bien défini, il n'existe pas de terme équivalent en français par exemple.
Monsieur Jeanneney a quant à lui, présenté le projet et l'historique de la naissance de « la bibliothèque numérique européenne. Il a prôné un projet fondamentalement contre l'hégémonisme. Un projet qui valorise des collections en les mettant en bouquet « disponible à la terre entière » et qui soit « durable, varié reflétant la diversité du monde pour le bien de tous « un projet assurant l'interopérabilité répondant à des préoccupations planétaires.
Durant la présentation de l'ISBN, l'idée est celle d'un transfert du système à 10 chiffres vers un système à 13 chiffres applicable à partir de 2007 l'existence d'un convertisseur ISBN sur le net, et la disponibilité de l'ISMM, pour la musique.
Il faut d'ailleurs noter le nouveau manuel, publié en 2005 est en vente d'utilisation.
Concernant l'ISSN, la présentation de Madame Françoise Pellé a porté sur l'adaptation nécessaire de l'ISSN aux nouvelles formes d'édition. Une réponse a été apportée aux besoins des ressources continués qui ont requis la révision de la norme ISO 32-97 par un groupe de travail formé entre autres par les éditeurs de revues scientifiques, les agences d'abonnement.
Cette nouvelle norme va répondre à 2 objectifs : le premier est celui de l'identification de différentes formes d'un même document (papier et électronique) et du titre. Le second porte quant à lui sur une meilleure interopérabilité entre les systèmes.
Dans le cadre des rapports régionaux entre les pays dont le thème majeur discuté (mais qui n'a pas encore été mis en application) fut l'émergence des archives de bibliothèques, monsieur Abid a proposé la projection d'un rapport pour l'ère géographique arabe. Quelle bibliothèque à l'ère informatique ? Quels sont les besoins de la génération actuelle et ses attentes ? Quelles sont les exigences de changements techniques pour cette nouvelle ère ?
Par ailleurs, des contacts seront établis en vue du prochain congrès avec les deux sections « gestion et marketing » et « multimédia et audio-visuel ».
De même, une présentation du programme « Tell me more » a été faite en vue d'aider les bibliothécaires dans les pays en développement pour une meilleure pratique. Une lecture du communiqué du CDNL, (conférence des directeurs des bibliothèques nationales) adressé au sommet mondial de l'information a été présentée. Les participants ont été exhortés à traduire ce message en un nombre maximal de langues et à le diffuser à une large échelle.
Concernant la préservation et la conservation, outre les travaux de la section, les présentations au cours des travaux se sont faites autour du thème « Le bâtiment, moyen de conservation ». Ces travaux se sont révélés intéressants, particulièrement riches et par certains aspects passionnants. Après une présentation des normes techniques requises pour toute installation (pour laquelle il faut prendre en considération les différents aspects complémentaires), les normes et recommandations sont généralement consignées dans les documents du PAC/IFLA.
Pour ce qui concerne l'importance des méta-données, la problématique de leur collecte, de leur traitement et de leur conservation se pose de façon aiguë.
Dix ans d'expérience ont donné naissance à plusieurs projets à titre d'exemples : « NEDLIB », « CEDARS », « PANDORA », « National digital Library », « Mémoires de la Bibliothèque du Congrès », « OAIS », « NESTOR » qui ont créé le langage commun lié à l'archivage des méta-données. De ce fait, un cadre a été créé de 1991 à 2001 avec pour fonction, la compilation de méta-données de différents projets.
PREMIS « Preservation of meta-data implementation strategic » a alors été conçu, avec la formation d'un groupe de travail d'intervenants. Les objectifs ont été définis et des échanges ont eu lieu et une enquête importante a été menée dont les résultats portent notamment sur la codification. Enfin plusieurs stratégies d'utilisation ont été dégagées au sein d'une même institution et un dictionnaire commun a été créé.
Le modèle de données PREMIS est simple. Il présente plusieurs clés d'entrées qui peuvent apporter divers changements de validité et limiter les droits qui en permettent l'accès.
Un rapport a été publié au printemps avec des directives pour les différentes expériences en vue d'un bon d'essai en format XML pour les échanges des différents dépôts.
D'autres projets ont par ailleurs vu le jour : le projet Index de l'union européenne, ONIX des éditeurs, et ERMI « Electronic Rights Management Initiative from Digital Library Federation ».
D'autre part, l'enregistrement des formats pose un problème conséquent puisque les anciens formats de Word Perfect n'existeront plus. Il faut donc créer des passerelles de migration. À ce titre, il est possible de citer deux projets importants : PRONOM (Archives du Royaume Uni) et GDF.
Puisqu'il y a des formats qui émergent, et comme PREMIS est encore à l'étape de test, il s'agit à présent d'assurer une collaboration pour un format d'enregistrement des données.
Deux enquêtes ont été faites : Australie et Pays Bas.
Ingekrg Verheul, dans : « Emerging Standars in Digital Preservation.» décrit une étude faite par 15 bibliothèques dans le monde. Un rapport a été rédigé dans ce sens et présenté à l'ICABS.
Actuellement le champ de la conservation numérique n'est pas très avancé. L'étude NLA a dégagé 6 types de ressources.
Plusieurs conditions ont été dégagées, dont la mise au point des procédures de conservation numérique, l'analyse des ressources numériques, l'accès aux données et particulièrement aux documents scientifiques et aux jeux.
Pour ce faire, on doit donner des adresses web et se passer dès aujourd'hui du guide unique d'assistance pour une quantité croissante de ressources à sujets limités et liées à un contexte déterminé. Vu qu'il existe un grand nombre de publications, il y a besoin de formation et d'assistance à la conservation.
L'étude d'ICB nous offre un rapport en deux parties. La première expose l'état des lieux et la deuxième est consacrée aux propositions des Bibliothèques Nationales, au dépôt légal et au plan d'action de la bibliothèque et des groupes de travail. L'étude s'appuie sur la recherche et les propositions des participants suivants : Australie, Autriche, Canada, Chine, Danemark, France, Allemagne, Japon, Nouvelle Zélande, Portugal, Suède, Suisse, UK, UE.
Le problème évoqué est celui du dépôt légal qui concerne les documents électroniques en liaison avec les droits d'auteurs.
PREMIS est par ailleurs, en voie de créer des dépôts de documents électroniques sur site web.
Conclusion : Avec ces deux études, malgré l'absence de normes, les actions de conservation électronique sont en progrès sensible.
Caroline Brazier/ British Library a présenté la communication sur « Collaboration in digital archiving in the UK ». Cette communication présente l'expérience de la Grande Bretagne dans la conservation entre bibliothèques et éditeurs. Elle repose sur différents points :
Pour Catherine Lupovici, l'approche doit être pragmatique. Pour elle des groupes de travail doivent déterminer les normes et le développement d'outils. Il est nécessaire d'avoir un outil d'acquisition et de moissonnage de l'archivage web, par exemple USARD, qui permet de faire un moissonnage large. Cela nécessite d'établir une architecture pour tous les outils. Le système doit donc être ouvert avec un brassage large. On remarque particulièrement le bon travail de savoir qui a été établi pour créer un logiciel d'intégration des textes. IIPC : ToolKit : qui sera prêt avant juin 2006
Pour les actions de normalisation, On compte notamment APIS qui se fonde sur une approche modulaire et flexible et le format ARC passe au format WARC
Ce Projet est particulièrement important car il a pour ambition de transformer ce format en norme ISO.
Le thème général du congrès répondait aux préoccupations des différents acteurs que nous sommes, car impliqués dans le domaine du développement des bibliothèques, au regard des échanges très fournis et riches en enseignement.
Cette conférence de l'IFLA à Oslo a été assez bénéfique pour les boursiers du CFI. Il leur a permis de faire connaissance avec la direction du CFI, notamment Monsieur Pascal Sanz et Madame Françoise Lerouge dont la grande disponibilité et la chaleur humaine lui ont permis de passer une conférence studieuse et un séjour agréable.
Ce séjour a aussi permis aux participants que nous sommes, d'explorer certaines pistes de coopération bilatérale.
Certains boursiers, comme monsieur KEITA Mamadou, ont échangé avec de nombreux professionnels d'autres pays, comme Madame Françoise Pellé, du Centre international pour les Publications en séries de Paris avec qui il a pris les renseignements relatifs à l'attribution du numéro international normalisé pour les publications en série (ISSN), Monsieur Henry Sène, directeur de la Bibliothèque universitaire centrale de l'université de Dakar et membre du Bureau régional IFLA pour l'Afrique avec lequel il a discuté de la dynamisation des associations francophones de spécialistes de l'information et d'un plus grand engagement des professionnels francophones pour être présents dans les instances de l'IFLA, surtout au niveau du bureau régional de Dakar.
Il a paru opportun d'apprendre d'autres langues en plus du français, ce qui est de nature à faciliter la participation à certaines réunions professionnelles et les échanges interpersonnels.
Tous les intervenants ont livré des communications d'une haute teneur intellectuelle et appuyées d'exemples concrets. Les participants que nous sommes auront retenu à l'écoute des exposés que les systèmes d'informations occupent une place importante au sein des organisations, de nos sociétés. Il reste cependant qu'il faut les renforcer par des mesures et dispositions appropriés, en amont et en aval, pour rendre nos bibliothèques et nos centres documentation plus opérationnels et permettre ainsi aux lecteurs d'en tirer un plus grand bénéfice.
La disponibilité des communicateurs, celle des responsables du CFI et la curiosité des participants ont créé une véritable osmose entre ces trois groupes, ce qui a principalement enrichi les débats tout au long du congrès et le respect du chronogramme établi par l'IFLA d'une manière générale et du CFI pour ce qui concerne les boursiers francophones.
La mise à la disposition des participants, à la fin des exposés, des textes des communications traduits en français grâce au CFI par les élèves conservateurs de l'ENSSIB a été fort appréciée étant donné que les communications en grande partie étaient en anglais. Une amélioration dans la traduction des débats en commission devrait être faite de la part de l'IFLA afin que les francophones que puissent réellement participer aux débats.
Les résultats enregistrés au cours du congrès sont largement positifs. En effet, cette rencontre des professionnels de la documentation a secrété diverses idées et propositions pertinentes dans le sens de l'amélioration des prestations des bibliothécaires et du développement de nos bibliothèques.
Aussi les méthodes d'évaluation des services de bibliothèques et les outils tels que les statistiques utilisées pour évaluer les performances de la bibliothèque, ses utilisateurs et ses services ont été fort appréciés.
Aussi, les participants boursiers du Comité Français IFLA voudraient-ils témoigner leur gratitude au CFI et à tous ceux qui ont contribué à leur présence à Oslo et à la réussite du congrès. C'est grâce au CFI que les francophones que nous sommes, avions pris part à cette grande rencontre des Bibliothécaires, Documentalistes et autres spécialistes de l'information.
Nos remerciements vont particulièrement à Monsieur Pascal Sanz, à Madame Françoise Lerouge et à Monsieur Marc Chauveinc. Qu'ils trouvent ici l'expression de notre profonde gratitude.
Les participants d'une manière générale expriment également aux intervenants leur satisfaction pour la qualité de leurs communications.