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Le Comité Français IFLA vous a attribué une bourse pour le congrès 2003 qui se tiendra à Berlin en août prochain. Comme le mentionne le règlement d’attribution des bourses, chaque boursier s’engage à effectuer un certain nombres de travaux en échange de l’opportunité qui lui est offerte d’assister à la conférence internationale. Il est précisé notamment qu’une traduction d’une communication scientifique lui sera demandé, d’une langue étrangère (anglais le plus souvent) au français.
Pour tous les élus francophones et experts : responsabilité des traductions dans chaque section
La responsabilité des traductions en français repose en priorité sur les « responsables » (voir IFLA Officers Handbook, page 85) et tout membre francophone élu dans une section. Comme les membres élus ne sont pas suffisamment nombreux pour assurer toutes les traductions, les comités IFLA nationaux ont depuis plusieurs années désigné un coordinateur des traductions qui apporte son soutien aux collègues en sollicitant la contribution des boursiers et des experts à titre bénévole. Les textes traduits avec le nom du traducteur étant placés sur les site web de l’IFLA et du Comité Français IFLA, voilà une occasion de vous faire connaître auprès de la communauté internationale.
Afin d’assurer le plus grand nombre possible de traductions en français, le réseau des correspondants traduction s’est renforcé en 2003. Après plusieurs années d’expérience de coopération entre les Français et les Canadiens, un coordinateur des traductions a été désigné pour tous les pays suivants :
Comme il est essentiel que chaque texte ne soit traduit qu’une seule fois, chaque coordinateur sollicite dans son pays ses collègues pour assurer des traductions et tient naturellement informé ses partenaires de l’avancée des travaux.
De ce fait, il vous est demandé d’indiquer à Cécile Arnaud dès lecture de ce message quel est le texte que vous prendrez en charge (section, numéro du texte, titre, auteur). Plusieurs cas de figure peuvent se présenter :
Les textes à traduire sont mis à disposition progressivement par le quartier général de l’IFLA et vous pouvez consulter la liste des textes disponibles sur le site francophone :
ou : ouEn principe, d’après le règlement de l’IFLA , toutes les communications scientifiques en langue originale devraient être disponibles au plus tard le 1er juin 2003. L’expérience nous prouve que certains textes nous parviennent plus tard et obligent les traducteurs à procéder aux traductions jusqu’à la dernière minute. Si vous rencontrez des difficultés pour obtenir un texte, adressez-vous au premier chef au président ou au secrétaire de la section IFLA concernée, puis faites-le savoir éventuellement à C. Arnaud.
Après traduction des textes, le document doit être transmis sous forme électronique aux trois correspondants suivants :
Le texte doit être accompagné de vos coordonnées.
Il est demandé aux traducteurs d’adresser leur texte si possible d’ici le 1er juillet pour que le texte traduit puisse être compris dans le cédérom édité chaque année par l’IFLA. Ce point est particulièrement sensible pour tous les collègues des pays du Sud qui apprécient d’obtenir ce type de support, parfois plus facile d’utilisation dans leur pays que l’accès au site IFLA en ligne. Vous n’êtes pas sans savoir que la « fracture numérique » est encore loin d’être résorbée.
Si vous n’êtes pas en mesure de récupérer un texte à traduire suffisamment tôt, vous aurez encore la possibilité d’adresser votre traduction à l’IFLA au plus tard le 27 juillet 2003, date limite pour que les textes soient mis en ligne avant la conférence.
Cécile Arnaud est à votre disposition pour vous apporter toute information complémentaire et faciliter en premier lieu le travail aux nouveaux traducteurs. N’hésitez pas à lui adresser un message électronique de préférence ou bien à lui téléphoner pour de plus amples renseignements à : cecile.arnaud@bibliotheque-mazarine.fr
Tél. : 01 44 41 44 73 / 44 66
Fax : 01 44 41 44 07
Conservateur
Vice-Présidente du Comité Français IFLA
Coordination des traductions (France)
Bibliothèque Mazarine
23, quai de Conti,
75006 Paris (France)
Depuis quelques années, Canadiens, Sénégalais, Africains, Suisses, Belges et Français se sont efforcés d’échanger des informations pour se répartir les traductions en français des communications scientifiques données dans le cadre des séances plénières ou des ateliers. En France, la coordination des traductions est une fonction reconnue puisque le CFI a confié cette tâche à un membre élu à titre personnel au Conseil d’Administration. Cette forte incitation à traduire un nombre significatif de textes en même temps qu’à développer les communications originales des participants français a connu une formalisation plus grande en 2003 entre les partenaires de la francophonie. Le soixante-neuvième congrès de l’IFLA a marqué un approfondissement de la coopération entre francophones sur plusieurs aspects : une meilleure information en temps réel sur les traductions en cours, un accueil élargi des nouveaux traducteurs, un bilan quantitatif satisfaisant.
Cette politique volontariste s’est traduite par la conception et la modération d’un nouveau site web de la francophonie comprenant un tableau de bord des traductions en cours. Réalisé par une collègue canadienne recrutée spécifiquement grâce au soutien financier de l’INTIF, ce dispositif a permis à tous les coordinateurs des traductions par pays ou région ainsi qu’à tous les candidats à la traduction de choisir et de réserver les textes originaux qui étaient transmis au fur et à mesure de leur arrivée au quartier général de La Haye. Ce tableau de suivi a présenté l’avantage d’éviter les doublons de traduction d’une part et d’autre part a donné l’occasion à tous les traducteurs de voir mentionné clairement leur collaboration – à la différence du site IFLANET où seuls les auteurs des communications étaient cités jusqu’à présent.
Pour que cette coopération fonctionne concrètement entre plusieurs pays, le rôle des membres élus - et singulièrement des responsables de sections - est devenu encore plus stratégique. Il ne s’agit plus désormais de travailler entre membres français d’un réseau professionnel où toutes les personnes se connaissent mais de s’adapter à des habitudes de travail différentes et de faire preuve de réactivité en respectant le plus possible les consignes de l’IFLA et les délais (cf. le Handbook for officers sur le site de l’IFLA). À l’instar des salariés des entreprises implantées sur plusieurs continents, les membres de la francophonie sont amenés à modifier leur comportement en fonction de partenaires issus de plusieurs cultures. Des ajustements quant à nos procédures se sont déjà révélés nécessaires. C’est le cas par exemple lorsque des professionnels canadiens répondent rapidement à l’appel de candidature annuel lancé en Amérique du Nord et émettent le vœu de « réserver » un texte avant que le responsable français de la section ait eu le temps de répartir en amont les textes de sa section parmi son réseau personnel de collègues experts. S’il convient de se réjouir de l’intérêt que portent les professionnels à la présence de la langue française à l’IFLA, il faudra tenir compte à l’avenir d’une plus grande complexité des modes de fonctionnement.
L’information des nouveaux venus est une tâche qui exige de faire preuve d’une grande disponibilité entre le début du mois de mai et la fin du mois de juillet. Comme les traductions sont réalisées avant la tenue de la conférence, une partie des collègues novices ne connaissent pas les règles de travail relativement compliquées de l’IFLA avant de partir. A l’occasion des traductions qui sont demandées du moins systématiquement aux boursiers du CFI, il est nécessaire d’apporter chaque année des informations qui vont bien au-delà de la traduction proprement dite du texte : ces informations sont transmises avant tout par téléphone ou messagerie mais aussi lors d’une réunion de travail organisée par la BNF pour les salariés envoyés en mission.
L’explication du fonctionnement des sections est un préalable utile. Tout d’abord, quelques semaines avant la date de principe fixée par l’IFLA pour la remise définitive des communications, un courrier précisant les modalités de travail est adressé personnellement aux boursiers et aux autres traducteurs. Il reprend les raisons pour lesquelles le CFI soutient la traduction en français, mentionne le rôle essentiel des responsables de chaque section, détaille les procédures matérielles de sélection et de renvoi des textes ainsi que les délais. Ensuite, des relances sont faites systématiquement à destination des personnes qui sont à l’étranger, ou bien en vacances, ou bien qui ne se rendent pas compte des délais très serrés et du temps de travail que représente la traduction d’un texte de dix à vingt pages.
Afin d’atteindre un nombre conséquent de traductions achevées, la missive indique également que la coordinatrice des traductions est susceptible d’être interrogée pour faciliter l’avancement des travaux. Ce service s’est étendu de fait cette année aux traducteurs qui ne sont pas domiciliés en France. La plupart des questions ont porté comme d’habitude sur les points suivants :
- aide au choix d’un texte, soit du fait de l’absence de réponse d’un représentant élu francophone ou étranger pour obtenir un texte qui tardait à être disponible en texte intégral sur le site IFLANET, soit du fait de questionnements sur le texte qui correspondrait le mieux aux compétences du traducteur;
- aide pour la traduction d’une partie d’un texte, d’un mot technique, d’un mot dans un contexte particulier, d’un niveau de langue ou bien d’outils de référence (dictionnaires de langue etc.) ;
- soutien par la relecture des épreuves.
Le nombre des traductions en français attestées au 28/01/2004 est de 64 parallèlement à 10 communications originales en français. Les traducteurs qui sont tous des professionnels de l’information bénévoles se répartissent ainsi : les boursiers à qui a été octroyée une subvention partielle par le CFI, les membres élus dans les sections de l’IFLA, les experts ou les collègues sollicités ponctuellement par le correspondant traduction français et des adhérents du CFI, les collègues canadiens recrutés par la voie d’un appel à candidature sur des listes de diffusion professionnelles, les collègues contactés directement par chaque correspondant traduction (exemple : au Sénégal). Apparemment, un certain nombre de membres élus dans les sections qui sont non francophones auraient favorisé cette année le multilinguisme dans leur comité en s’assurant eux-mêmes que certains textes étaient disponibles dans d’autres langues officielles que l’anglais.
Il paraît opportun de saluer la participation très active de certains collègues français qui prouvent leur attachement au maintien du français comme langue internationale de travail en prenant en charge la traduction de deux, voire trois textes par an. C’est grâce à l’engagement d’un « noyau dur » de professionnels rompus aux travaux de la conférence que la majorité des textes d’une section peuvent être disponibles dans notre langue pour le plus grand bénéfice des participants francophones mais aussi des internautes à travers le monde. Permettez-moi de citer cette année les contributions significatives des sections et groupes suivants : catalogage, classification et indexation, bibliographie, bibliothèques d’art, bibliothèques pour enfants, bibliothèques scolaires, CLM.
Il importe de rappeler que le recrutement de nouveaux collègues grâce à des contacts personnels est indispensable pour maintenir et renouveler le vivier des traducteurs. Ce travail de promotion des activités du CFI au sein de notre milieu professionnel est du ressort de l’ensemble des adhérents.
Conclusion
Les relations de plus en plus étroites entre les membres de la francophonie sont un atout pour à la fois faire connaître les réalisations des bibliothèques de l’aire francophone et transmettre plus largement les avancées des bibliothèques étrangères auprès de nos collègues à travers le monde. La visibilité des activités des francophones au sein de l’IFLA, comme pour les autres groupes linguistiques tels que les hispaniques, passe par la mise en œuvre de projets concrets. L’idée de rassembler un corpus de communications scientifiques en français ayant été validée par le caucus francophone en août dernier, la diffusion d’un cédérom coproduit avec l’INTIF montrera clairement l’implication de la communauté des professionnels français et francophones dans des instances professionnelles internationales.